Ces derniers mois, dans différents pays, et notamment en France, une vaste dynamique de lutte contre l’homophobie a été initiée par le biais de kissin le 26 septembre 2009 et le 12 décembre 2009. Ces kissin sont des happenings pacifiques visant à banaliser les actes d’affection entre personnes du même sexe ainsi qu’à lutter contre les discriminations dont sont victimes quotidiennement les lesbiennes, gays, bi et trans. Dimanche 14 février 2010, jour de la Saint Valentin, des kissin avaient été prévus dans plusieurs grandes villes, et celui de Paris devait se dérouler sur la parvis de la cathédrale NotreDame. Des groupes catholiques, de droite et d’extrêmedroite ont alors publié un appel commun à venir défendre leur lieu de culte. Appel qui assimilait explicitement pays musulmans, application de la Charia et exécution des homosexuelles, en se demandant pourquoi le kissin n’était pas appelé devant la Grande Mosquée de Paris. Il nous paraît bien trop facile de rejeter une fois de plus la faute sur l’islam, comme si le discours judéochrétien ne diffusait pas d’idées homophobes. Écoutant les conseils de la police, les organisateurs/trices ont décidé de déporter sur la place Saint Michel toute proche l’événement, qui s’est déroulé pacifiquement. Certaines personnes ont cependant décidé de se rendre ensuite sur le parvis JeanPaul II pour s’y embrasser, et ont immédiatement été agressées verbalement et physiquement par un groupe d’environ 200 catholiques intégristes et militantes d’extrêmedroite qui se sont ruées sur eux au cri d’ « Habemus Papam ». En lien avec la polémique actuelle autour du courtmétrage le Baiser de la lune, nous dénonçons fermement ce déchaînement de violence homophobe contre de simples baisers publics qui devraient être complètement anodins. Nous affirmons notre soutien à ces actions non violentes notamment dans les pays, musulmans ou non, où la situation des lesbiennes, gays, bi et trans est plus précaire qu’en France.
Contacts des porte-parole :
Marie PRIEUR : 06 84 30 78 96
Sylvain TERRIEN : 06 79 90 92 33
le 22 février